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lundi 5 novembre 2007

Pub underground

Parce que les visites du blog ne décollent pas, j'ai décidé de miser à fond sur la COM. Ok, certains de mes supports publicitaires sont discutables mais bon, disons que c'est une manoeuvre désespérée...






Je me suis rendu compte après coup que la campagne londonienne a été rédigée en français... On va vraiment passer pour des loosers outre-manche.

Pour les sceptiques : http://www.letterjames.de

dimanche 28 octobre 2007

Twinings mon amour

Histoire de mieux comprendre ce qu’est le thé industriel, voici l’extrait d’un petit article de la TSR (Tv Suisse Romande) qui avait interviewé Stephen Twinings actuel PDG de la marque :

Stephen Twinings représente la 10ème génération d’une famille qui traditionnellement fournit le thé à la Couronne d’Angleterre. Les Anglais aiment le thé. Ils le préfèrent noir, plutôt corsé, et mélangé avec du lait.
Aujourd’hui, en terme d’importance, Twinings est la deuxième entreprise mondiale, juste après Lipton. Le thé est devenu un produit de consommation de masse. En moyenne, le thé industriel coûte moins cher que n’importe quelle boisson gazeuse : « La grande part du thé que l’on boit dans notre pays ressemble plus à du vin de table qu’à un grand vin (M. Twinings semble être lucide sur la qualité de ses produits). Mais le marché est en train de s’ouvrir au grand vin et Twinings est impliqué dans cette mouvance » (Ah non finalement, il est convaincu que Twinings peut participer à cette ouverture…).

Pour son négoce, Twinings se fournit sur les marchés mondiaux, à travers les bourses du thé et directement dans les lieux de production. L’entreprise exporte 75% de sa marchandise. En vrac et, bien entendu, en sachets. « Le sachet de thé est une merveilleuse invention, c’est pratique cela vous permettra de faire une tasse de thé en 1 à 2 minutes, au lieu d’attendre 4-5 minutes que les feuilles soient infusées » (M. Twinings nous présente sa dernière avancée technologique majeure : le sachet …). Et pour cela, vous avez des feuilles de toute petite taille dans le sachet. Les grades utilisés pour les sachets sont essentiellement les fannings ou la poussière (Hum Hum). Mais dans l’esprit des gens et hors du monde du thé, le terme poussière a un sens négatif (En effet oui). S’il y a de la poussière dans le sachet ça doit être pauvre (absolument, pauvre et pas cher). Et bien ce n’est pas vrai. C’est juste un jargon qui définit la taille des feuilles qui vont infuser plus vite et donner plus de force (C'est pas beau les mensonges M. Twinings, tout le monde sait que la taille des feuilles est synonyme de qualité !)

A ce stade, il ne s’agit plus de cultiver l’authenticité d’un petit jardin au terroir exceptionnel (A l'évidence M. Twinings). Vu les quantités produites, l’enjeu, c’est la fidélisation des gens à un goût précis: « Nous avons parfois 25 jardins différents qui contribuent à obtenir la même saveur que celle qu’on avait la fois d’avant. Parce que quand vous voulez votre English breakfast ou votre Earl grey, vous voulez le même goût (Tiens, voilà standardisation et uniformisation, nos ennemis jurés). Et une des caractéristiques de Twinings est le même mélange à la même place. Donc, que vous buviez votre Earl grey ici, à Zurich, à Paris, Los Angeles ou Sydney, vous aurez le même Earl grey tout autour du monde, ce qui est très original… » (original M. Twinings?).

La prochaine fois, nous essaierons d'en savoir plus avec M. Lipton.

souRCE : http://www.tsr.ch/le goût du thé

samedi 21 juillet 2007

Une dure réalité

Cela fait des décennies que le thé et le café en France et en Europe sont standardisés, distribués dans les grands magasins et promus par des campagnes marketing alléchantes. Pourtant qu'en est-il de la qualité réelle de ces produits? De leur traçabilité? De leur mode de culture, de transformation et de préparation?

Pour bien comprendre l'ampleur du problème, il suffit de d'effectuer la comparaison avec le monde du vin.

Comment faire un bon vin?

  • En France : des règles strictes pour un produit de qualité.
  • Dans d'autres pays moins réglementés : des artifices douteux pour créer l'illusion de la qualité.
Ça nous dérange profondément de boire un vin "trafiqué" mais nous n'avons, pour la plupart pas conscience que le café que l'on consomme en France est à 90% un pur produit de l'industrie. Pourtant il existe pour le café comme pour le vin un prestige des crus et un véritable savoir-faire tant au niveau de la culture qu'à celui de la transformation (séchage, torréfaction..).

La grande distribution est envahie de cafés industriels. Du 100% arabica certes mais du plus médiocre et du moins cher. Concernant les thés, la logique du meilleur coût est assez similaire avec des mélanges extrêmement complexes de dizaines de thés bas de gamme
pour obtenir un goût formaté pas désagréable.

La réalité c'est que l'on nous a habitué à consommer des produits bas de gamme, améliorés industriellement puis emballés avec un joli ruban...

dimanche 17 juin 2007

Prise de conscience

En fait tout commence le jour où le bol de café "de mamie" ne passe pas. Je me demande alors pourquoi cette mixture pourtant quotidienne a décidé tout à coup de me pourrir la journée.
Et puis malgré les aigreurs, pour tenir le rythme au taff je prends un café-plastic à la machine. Je continue de bosser mais un arrière goût désagréable persiste au fond de ma gorge.
Midi, déjeuner express, plat du jour et un petit noir à l'arôme caoutchouteux qui vient raviver les souffrances stomacales du matin.
16h, prudent, je sélectionne le thé mais l'automate crache un liquide au parfum d'agrume délicatement RE-composé.
La tourmente s'intensifie.

Mais pourquoi donc ai-je l'impression d'avoir absorbé des substances chimiques alors que je n'ai bu que du thé et du café? Pourquoi ne sais-je pas exactement ce que contiennent les tasses que j'ai l'habitude de consommer?

Et si tout cela n'était pas une fatalité?

Et si il existait un monde où les cafés et les thés avaient des appellations d'origine, des méthodes de culture et de transformation respectueuses, de grandes qualités gustatives et une telle diversité que la passion pourrait y avoir sa place...