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mardi 11 décembre 2007

Expresso : un choix compliqué (part 4 : les systèmes à café moulu)


3 semaines de silence mais vous allez voir, ça valait le coup d'attendre!

Parlons donc enfin du système percolateur expresso original qui fonctionne avec rien de plus que du café moulu.

C’est la méthode classique de préparation de l’expresso, celle qu'utilise encore la quasi totalité des professionnels de la restauration et nous allons voir qu’elle n’est pas dénuée d’avantages.
Il faut tout d’abord se rappeler que la folie des dosettes et autres capsules a démarré suite aux résultats aléatoires obtenus avec les premières machines expresso. Que de déception pour les clients des premières années. Expresso sans crème car la mouture était trop grosse, goût amer car la mouture était trop fine et avait provoqué une chauffe excessive de la machine etc… C’est ainsi que certains se sont mis en quête d’un système qui permettrait de réussir un expresso parfait à tous les coups...et à n'importe quel prix.

Pourtant aujourd’hui, en dehors de certaines machines capricieuses haut de gamme réservées aux passionnés qui demandent des réglages assez fins pour générer une belle crème (ce sont par ailleurs les seules qui permettent la réalisation de l'expresso parfait une fois domptées), la quasi totalité des machines expresso grand public fonctionnent parfaitement avec tous types de café moulu pour un résultat largement comparable aux systèmes à capsules ou à dosettes. C'est l'avènement du filtre pressurisé intégré dans ces machines qui constitue une véritable révolution. Critiqué par les puristes car il comble le manque de constance du débit des pompes 15 bars standards. Il permet surtout aux constructeurs de fabriquer des machines efficaces sans être trop volumineuses ou trop chères de part l'utilisation de pièces mécaniques réservées au marché professionnel. C'est le même stratagème qui est utilisé pour les systèmes à capsules sauf que dans ce cas, c'est la capsule elle-même qui joue le rôle de filtre pressurisé.

Concernant le format, il est on ne peut plus ouvert puisqu’il n’y a pas de format. Les machines sont compatibles avec tous les cafés du marché offrant ainsi un choix incomparable de 0.5€ la tasse pour les crus les plus inabordables tel que le Blue Mountain de Jamaïque à moins de 0.07€ pour les cafés standards en passant par quelque 0.12€ pour des grands crus d’exception BIO et équitables tels que des Mokas d’Ethiopie ou Sul de Minas du Brésil.

Pour finir sur les points positifs, c’est aussi le système le plus écologique puisqu' il n’y a qu’un seul emballage, celui du paquet de 250g avec lequel on peut préparer pas moins de 35 expressos.

Pour ce qui est des inconvénients du système il faut avouer que les machines de bonne qualité sont un peu plus onéreuses que les machines à dosettes souples mais leur prix est tout à fait comparable à celui des machines à capsules (à partir de 100-120€). Autre raison pour justifier le détournement des clients vers les autres systèmes, il faut manipuler la mouture, ce qui se révèle effectivement moins pratique et plus salissant.

Maintenant que vous en savez plus, ne soyez plus le gogo du marketing de masse et faites votre choix en fonction de vos priorités : gustatives, financières, symboliques, écologiques, snobiques, pratiques...

jeudi 8 novembre 2007

Expresso : un choix compliqué (part 2 : les systèmes à dosettes souples)

Second candidat à la préparation de votre expresso : le système à dosettes souples (Senseo, Philips, Kenwood…). Attention, il faut dire les choses clairement tout de suite, nous parlons là de machines basse pression (3 bars au lieu des 10-15 bars des machines expresso) qui ne permettent pas de préparer de véritables expressos. Le café obtenu est surmonté d’une mousse plus légère que la crème habituelle et se révèle à la dégustation plus similaire à du café filtre.

L’avantage principal des dosettes souples, c’est qu’il s’agit d’un format ouvert dit universel. Elles sont compatibles avec toutes les cafetières basses pression et même avec les percolateurs expresso classiques (le résultat n’est pas grandiose mais cela a le mérite de fonctionner). Distribuées en majorité dans les hyper marchés, il existe de très nombreuses gammes de dosettes et le coût de revient à la tasse de 0.14€ en moyenne est plutôt abordable en comparaison des capsules. La cafetière est quant à elle distribuée à des prix oscillant entre 60 et 100€.

Au chapitre des points positifs on peut aussi citer le côté pratique et peu salissant quasi équivalent au système à capsule mais avec en plus ici un avantage écologique puisque les dosettes sont bio-dégradables.

Enfin concernant les choses qui fâchent, l’inconvénient majeur de ce système c’est la piètre qualité du breuvage produit. Outre le fait que la pression n’est pas suffisante, la qualité des cafés proposés est en général relativement médiocre. Heureusement il y a quelques exceptions qui commencent à apparaître mais elles ne se trouvent pas en grandes surfaces.

lundi 5 novembre 2007

Expresso : un choix compliqué (part 1 : les systèmes à capsules)

Une belle mousse onctueuse, un goût acidulé, une puissance et une longueur en bouche typique, cette semaine j'ai décidé de vous faire un topo sur tous les systèmes existant pour préparer des expressos chez vous tout seul comme des grands. Je vais essayer d'être le plus objectif possible en détaillant les avantages et inconvénients de chaque système. Il y en aura pour tous les goûts et toutes les bourses et nous verrons immanquablement qu'aucun des systèmes n'est parfait mais aussi comment certains fabricants nous prennent vraiment pour des jambons.

Premier candidat et non le moindre, le système propriétaire à capsules et toutes ses variantes (Nespresso, Tassimo, Dolce Gusto mais aussi Lavazza Blue…).

L’avantage certain des capsules, c’est leur capacité à préserver l’arôme du café. En effet elles sont confectionnées avec du café fraîchement torréfié, moulu et enfermé hermétiquement sous vide. Avec un dosage rigoureux et une capsule en métal protégeant le café de l’air de la lumière et de l’humidité, la qualité de l’expresso est garantie identique entre chaque tasse.
Par ailleurs ce système est le plus simple d’emploi et le moins salissant. Quelques secondes suffisent pour réussir son expresso à chaque fois.
La cafetière quant à elle est souvent de qualité, pas trop chère (à partir de 100€) et on bénéficie souvent de remises importantes (exemple : bon d’achat de 50% du prix de la cafetières pour commander des capsules).

Le système parfait ? Evidemment non.
Son plus gros inconvénient c’est le prix déraisonnablement élevé des capsules : jusqu’à plus de 0.31 € la tasse (voir même 0.50€ pour les recettes Dolce Gusto latte) pour des cafés qui ne sont ni des grands crus, ni des produits bio ou équitables… De quoi se demander les raisons d'un tel tarif. De plus, on se retrouve totalement prisonniers d’un format propriétaire compatible avec aucun autre. On doit acheter exclusivement les capsules de la marque et on se retrouverait tout bonnement sans café si elle venaient un jour à disparaître.
Enfin l’aluminium ou le plastique avec lesquels sont fabriquées les capsules posent un véritable problème écologique qui à ce jour n’a été résolu qu’en Suisse où un processus de recyclage a été mis en place par Nestlé.

Pub underground

Parce que les visites du blog ne décollent pas, j'ai décidé de miser à fond sur la COM. Ok, certains de mes supports publicitaires sont discutables mais bon, disons que c'est une manoeuvre désespérée...






Je me suis rendu compte après coup que la campagne londonienne a été rédigée en français... On va vraiment passer pour des loosers outre-manche.

Pour les sceptiques : http://www.letterjames.de

samedi 13 octobre 2007

Dolce Gusto : la petite douceur plutôt salée

Parce que le concept est éprouvé (Nespresso, Tassimo, 123spresso etc...), revoici un nouveau système captif qui permet de vendre du café bas-de-gamme aromatisé à prix d'or. Je suis le premier à me délecter d'un bon macchiato maison mais là on explose tous les records de tarif pour un système grand public puisqu'il ne faut pas moins de 2 capsules à 0.25 centimes pièce (1 café et 1 lait) pour préparer les cappuccinos et autres "caffe latte". Le plus étrange c'est que le concept est rattaché à la marque Nescafé bien connue pour son café soluble (beurp..) et donc pas forcément positionnée haut de gamme. Il sera alors d'autant plus difficile pour Nestlé de justifier le coût exhorbitant à la tasse. Le rouleau compresseur marketing saura-t-il convaincre malgré tout le consommateur? Pas de doute là-dessus.

Alors oui, c'est simple (quoique faut tout de même jongler avec 2 capsules), le goût est plutôt agréable et la pub TV est particulièrement réussie mais je crois que je vais continuer tranquilllement à choisir mon café parmi les centaines que l'on peut trouver en France et faire mousser mon lait moi-même avec ma petite machine expresso qui est toute simple et pas très fashion mais toujours sans équivalent en terme de rapport qualité-prix.

samedi 6 octobre 2007

Georges Clooney contre Mc Gyver


Nestlé n'avait rien trouvé de mieux pour se protéger de la concurrence
que de déposer de nombreux brevets visant à empêcher la copie de ses capsules Nespresso. Ainsi, théoriquement jusqu'en 2011, il devait être impossible pour les consommateurs de mettre autre chose dans leur machine que le café nespresso original, franchement cher et plutôt banal. C'était sans compter les ingénieux créateurs du site homepresso.fr qui proposent enfin LA méthode simple, économique, écologique et fiable pour RE-remplir vos capsules à l'infini (ou presque) avec le café moulu de votre choix.

Voici donc une excellente nouvelle pour les vrais amateurs de crus de café frustrés par l'étroitesse de la gamme Nespresso.

Détail qui a son importance, il semblerait que McGyver et sa coupe "mulet" très tendance actuellement soit à l'origine de la solution.

souRCE : http://www.homepresso.fr

samedi 21 juillet 2007

Une dure réalité

Cela fait des décennies que le thé et le café en France et en Europe sont standardisés, distribués dans les grands magasins et promus par des campagnes marketing alléchantes. Pourtant qu'en est-il de la qualité réelle de ces produits? De leur traçabilité? De leur mode de culture, de transformation et de préparation?

Pour bien comprendre l'ampleur du problème, il suffit de d'effectuer la comparaison avec le monde du vin.

Comment faire un bon vin?

  • En France : des règles strictes pour un produit de qualité.
  • Dans d'autres pays moins réglementés : des artifices douteux pour créer l'illusion de la qualité.
Ça nous dérange profondément de boire un vin "trafiqué" mais nous n'avons, pour la plupart pas conscience que le café que l'on consomme en France est à 90% un pur produit de l'industrie. Pourtant il existe pour le café comme pour le vin un prestige des crus et un véritable savoir-faire tant au niveau de la culture qu'à celui de la transformation (séchage, torréfaction..).

La grande distribution est envahie de cafés industriels. Du 100% arabica certes mais du plus médiocre et du moins cher. Concernant les thés, la logique du meilleur coût est assez similaire avec des mélanges extrêmement complexes de dizaines de thés bas de gamme
pour obtenir un goût formaté pas désagréable.

La réalité c'est que l'on nous a habitué à consommer des produits bas de gamme, améliorés industriellement puis emballés avec un joli ruban...

dimanche 17 juin 2007

Prise de conscience

En fait tout commence le jour où le bol de café "de mamie" ne passe pas. Je me demande alors pourquoi cette mixture pourtant quotidienne a décidé tout à coup de me pourrir la journée.
Et puis malgré les aigreurs, pour tenir le rythme au taff je prends un café-plastic à la machine. Je continue de bosser mais un arrière goût désagréable persiste au fond de ma gorge.
Midi, déjeuner express, plat du jour et un petit noir à l'arôme caoutchouteux qui vient raviver les souffrances stomacales du matin.
16h, prudent, je sélectionne le thé mais l'automate crache un liquide au parfum d'agrume délicatement RE-composé.
La tourmente s'intensifie.

Mais pourquoi donc ai-je l'impression d'avoir absorbé des substances chimiques alors que je n'ai bu que du thé et du café? Pourquoi ne sais-je pas exactement ce que contiennent les tasses que j'ai l'habitude de consommer?

Et si tout cela n'était pas une fatalité?

Et si il existait un monde où les cafés et les thés avaient des appellations d'origine, des méthodes de culture et de transformation respectueuses, de grandes qualités gustatives et une telle diversité que la passion pourrait y avoir sa place...